Rennes, avec une altitude moyenne de 30 mètres au confluent de l'Ille et de la Vilaine, s'étend sur un bassin sédimentaire où les alternances de schistes briovériens altérés et d'alluvions modernes imposent une rigueur constante dans le contrôle des terrassements. Sur les chantiers de la seconde couronne comme sur les opérations de renouvellement urbain de Maurepas ou du Blosne, la vérification du compactage ne tolère aucune approximation. L'essai de densité sur site par méthode du cône de sable permet de contrôler objectivement la masse volumique sèche d'une couche de remblai, qu'il s'agisse de matériaux d'apport de carrière ou de sols traités en place. Le laboratoire intervient avec des équipes mobiles pour réaliser ce contrôle directement sur la plateforme, en suivant le protocole défini par la norme NF P94-061, et les résultats sont comparés aux valeurs de référence obtenues en amont par un essai Proctor pour valider le taux de compactage contractuel.
Un taux de compactage à 95 % de l'OPN validé par essai au cône de sable, c'est l'assurance d'un tassement différentiel maîtrisé sous chaussée pendant 30 ans.
Méthodologie appliquée à Rennes

Défis techniques typiques à Rennes
Sur l'aménagement de la ZAC Atalante-ViaSilva à Cesson-Sévigné, une plateforme logistique de 8 000 m² présentait un refus de compactage sur un secteur d'anciennes prairies humides. Les premiers essais au cône de sable révélaient des densités sèches inférieures à 85 % de l'OPN, avec des teneurs en eau excessives piégées dans les limons de surface. La solution a consisté en un traitement mixte chaux-ciment sur 40 cm, suivi d'un compactage intensif au rouleau vibrant pied-de-mouton. Après 48 heures de cure, les essais de contrôle ont montré un rattrapage à 97 % de l'OPN, autorisant la poursuite du chantier sans purge coûteuse. Ce cas illustre le risque majeur d'un démarrage de gros œuvre sur une plateforme non contrôlée : un tassement résiduel de quelques centimètres sous les dallages entraîne des fissurations systématiques, des reprises en sous-œuvre et des litiges interminables entre entreprises et maîtrise d'ouvrage.
Nos services
Notre laboratoire accrédité COFRAC Essais (portée disponible sur demande) intervient à Rennes et dans les communes de la métropole pour réaliser les essais de densité en place, mais aussi pour vous conseiller sur le programme de contrôle adapté à la géométrie et aux matériaux de votre chantier. Chaque campagne débute par une visite de reconnaissance et un calage avec le laboratoire routier du maître d'œuvre si nécessaire.
Contrôle de compactage de remblais et PST
Essai de densité au cône de sable sur plateforme de terrassement, couche de forme et partie supérieure des terrassements (PST). Rapport avec taux de compactage q/S, comparaison à la courbe Proctor de référence et fiche de non-conformité le cas échéant.
Contrôle de tranchées et enrobage de réseaux
Vérification du compactage des remblais de tranchées en voirie (eau, gaz, fibre) selon les prescriptions du fascicule 70 et des guides techniques du SETRA. Intervention rapide en milieu urbain, y compris sous circulation alternée.
Étalonnage de sable et suivi de plan de contrôle
Fourniture et contrôle périodique du sable de Fontainebleau étalonné. Établissement du plan de contrôle de compactage, suivi des fréquences d'essai et centralisation des résultats pour le dossier des ouvrages exécutés (DOE).
Questions courantes
Quel est le prix d'un essai de densité au cône de sable à Rennes ?
Le coût unitaire d'un essai de densité par méthode du cône de sable se situe généralement entre 90 € et 140 € hors frais de déplacement sur la métropole rennaise. Ce tarif inclut la réalisation de l'essai sur site, l'étalonnage du sable utilisé, le séchage de l'échantillon en laboratoire et la fourniture du rapport avec le taux de compactage calculé. Pour une campagne de plusieurs essais sur un même chantier, des forfaits dégressifs sont proposés.
Quelle est la différence entre l'essai au cône de sable et l'essai au densitomètre à membrane ?
Les deux méthodes sont normalisées pour mesurer la masse volumique in situ, mais le cône de sable (NF P94-061-1) reste la méthode de référence en France, particulièrement pour les sols fins et les graves jusqu'à 20 mm. Le densitomètre à membrane (NF P94-061-2) est plus adapté aux sols contenant des éléments grossiers ou lorsque le sable risque de s'infiltrer dans les vides du matériau. Le cône de sable présente l'avantage d'un coût de mise en œuvre plus faible et d'une grande robustesse sur les chantiers de terrassement classiques.
Quand faut-il réaliser les essais de densité sur un chantier de remblai ?
Les essais de densité au cône de sable interviennent immédiatement après le compactage de chaque couche élémentaire, avant que le matériau ne sèche ou ne soit perturbé par la circulation d'engins. Pour une couche de forme en grave non traitée, on teste généralement après 4 à 6 passes de compacteur, sur une grille de 1 point par 500 m². Si le taux de compactage est inférieur au seuil contractuel (souvent 95 % de l'OPN), on reprend le compactage et on contrôle à nouveau avant de passer à la couche supérieure. Plus d'info.